D’autres encore racontent que selon la légende de son pays, le chat Sacré de Birmanie aurait été le gardien des temples. Cette magnifique légende raconte comment ce chat aurait les couleurs du désespoir du chat Sinh qui, avec une centaine d’autres chats blancs, gardait le temple de Lao-Tsun où l’on vénérait Tsun-Kyan-kse, déesse aux yeux saphir et à robe d’or. Cette déesse permettait aux Kittahs, lors de leur mort, de vivre une autre vie en transférant leur âme dans le corps d’un chat sacré. Dans ce sanctuaire, vivait un vénérable prêtre, le père supérieur, dont Sinh était le fidèle compagnon : Mun-Ha. Ce dernier fut blessé à mort lors d’une attaque du temple par des bandits, les Thaïs. Devant le peuple Kittah, Sinh mit ses pattes sur le corps de son maître défunt et défia les pillards. Aussitôt, le miracle de la déesse se produisit. Sa robe blanche prit une teinte dorée, ses yeux jaunes devinrent bleus et tendres comme ceux de la déesse, et le bout de ses pattes blanchirent comme la chevelure du vieux sage. Sur un regard de Sinh, les Kittas, poussés par une force invisible, se précipitèrent sur les lourdes portes de bronze afin de les fermer. Le temple fut ainsi sauvé.
Or, durant sept jours, Sinh resta face à la déesse et refusa toute nourriture, puis il mourut, emmenant avec lui au paradis l’âme du vieux prêtre. Lorsque les prêtres eurent à choisir un nouveau père supérieur, la centaine de chats blancs appartenant au temple arriva doucement dans la grande salle et, à la stupéfaction de l’assemblée, ils n’étaient plus blancs, mais dorés comme le défunt Sinh. Ils se mirent en cercle autour d’un jeune prêtre nommé Ligoa, qui fut élu père supérieur.
Toutes les informations recueillies sur le chat Birman sont tirées de la revue Québécoise « Poils et compagnie », de « l’Encyclopédie illustrée des chats » (édition PML 1991) et de « Découvrir le chat de race » par Brigitte Bulard Cordeau (édition RUSTICA 2005).

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